|
LES UTILISATEURS DE DROGUES INTRAVEINEUSES ET
LA TRANSMISSION DU VIH ET AUTRES AGENTS INFECTIEUX
Comment les programmes d’échange de seringues peuvent-ils contribuer à prévenir le problème?
Résumé de la problématique
La transmission du VIH et d’hépatite C chez les personnes qui font usage de drogues par injection se fait principalement par le partage de matériel d’injection non stérile et constitue un problème important de santé publique. Pour limiter la transmission de ces infections, le ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec (MSSS) a mis en place des mesures de prévention basées sur une approche de «réduction des méfaits» liés à l’usage de drogues. Cette approche, à la fois pragmatique (aider les personnes dépendantes à réduire leurs risques au moment où ils consomment) et humaniste (les toxicomanes ont besoins de soins pour améliorer leur état de santé) est reconnue dans le monde. Les programmes d’échange de seringues constituent une première action de prévention en offrant du matériel d’injection stérile, des conseils, de l’aide pour trouver des ressources en toxicomanie et un soutien à l’adoption de comportement sécuritaires. Au niveau international, l’approche de réduction des méfaits à fait ses preuves et des mesures comme la distribution de méthadone/buprénorphine, la prescription d’héroïne et l’ouverture de locaux d’injection supervisés ont été implantées avec succès. En 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a publié un document intitulé L'usage de drogues et l'épidémie du VIH : cadre de référence pour la prévention, dans lequel les organismes communautaires, les pharmacies et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux étaient invités à implanter des mesures visant la prévention de la transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) auprès des personnes qui font usage de drogues par injection, notamment par l'intermédiaire de programmes d'échange de seringues. Les Priorités nationales de santé publique 2003-2012 et la Stratégie québécoise de lutte contre le sida, phase 4 : Orientations 2003-2009 sont venues appuyer cette démarche. Compte tenu de l'incidence élevée de l'injection de drogue et de la difficulté pour les personnes toxicomanes à accéder rapidement à un traitement de la dépendance à la drogue, les programmes d'échange de seringues (PÉS) sont un moyen rentable de diminuer la prévalence du partage du matériel d’injection et par le fait même la transmission du VIH et des hépatites B et C parmi les personnes UDI et dans la population générale. L'échange de seringues dans une situation de counselling permet de donner de l'éducation aux utilisateurs, au sujet de la prévention et de la transmission du VIH, dans le but d'arriver à des changements durables dans le comportement. De plus, les PES peuvent être assortis de l'offre de test du VIH / VHC et de la référence à des soins et à des traitements pour les clients séropositifs, ce qui, par la même occasion, permet aux responsables de la santé d'évaluer les besoins pour de nouveaux programmes de traitement, face à cette demande. Objectifs Circonscrire la problématique des personnes UDI en lien avec la transmission du VIH et d’autres agents infectieux : 1) Définir les programmes et les services offerts aux personnes UDI à l’intérieur du système de santé québécois, notamment chez Point de Repères ; 2) Rencontrer Mme Lina Noël (volet santé publique) à la Direction régional de santé publique (DRSP) et Mme Emmanuelle Gauthier (volet communautaire) à l'organisme Point de Repères de Québec*, qui s’inscrit dans le programme provincial d’échange de seringues du MSSS ; 3) Discuter de l’approche individuelle que préconisent les organismes du système de santé québécois qui sont en contact avec les utilisateurs de drogues injectables ; 4) Discuter de l’approche communautaire et de la stratégie de promotion de la santé appelée «réduction des méfaits» que préconise le système de santé québécois quant à la problématique des personnes UDI et la transmission d’agents infectieux ; 5) Mettre en lumière les différents enjeux (ex : éthiques) qui sont soulevés concernant les programmes d’échange de seringues où les autres mesures comme la prescription de produits de substitution, la prescription d’héroïne et les locaux d’injection supervisée ; 6) Situer la pratique médicale à l’intérieur du cadre défini par la problématique de l’usage de drogues par injection et la transmission d’agents infectieux (comment les connaissances acquises lors de ce travail d’équipe pourront être intégrées dans votre pratique future?). Personnes ressources (tutrices)
Les premiers contacts ont déjà été faits vos tutrices. Vous pourrez vous procurer de la documentation et obtenir tous les renseignements essentiels à la bonne réalisation de votre travail lors de ces rencontres. Direction régionale de santé publique: Mme Lina Noël, 418-666-7000 poste 216 Rencontre avec Mme Lina Noël Quand? Lundi le 5 mars à 15h Où? 2400, av. D'Estimauville, salle U-1335 Point de repères : Mme Emmanuelle Gauthier, 418-648-8042 poste 5 Rencontre avec Mme Gauthier
Quand? Jeudi le 8 mars à 15h-15h30 Où? 225 rue Dorchester (Point de Repères) *Note importante: Les étudiants qui choisiront de travailler sur ce thème et qui devront aller visiter l’organisme Point de Repères doivent obligatoirement être prestataire d’une assurance responsabilité (accidents) et en fournir la preuve. Cette attestation vous sera fournie sur demande par Madame Johanne Lemieux au local 4770 du Vandry. Documentation Association des intervenants en toxicomanie du Québec inc. (AITQ), Capsules d’information sur les ITSS et la prison, et ce, dans une approche de réduction des méfaits. http://www.aitq.com/documentation/diaporamas.htm Bouthillier Marie-Ève et coll. (2008) Problèmes éthiques liés à des pratiques d’échanges de seringues et à l’accès à la méthadone, Drogues, santé et société, vol. 7, no 2, p. 47-80 http://www.drogues-sante-societe.org/vol7no2/DSS_v7n2_complet.pdf Cloutier, R. et coll. (septembre 2003). Document d’accompagnement à l’utilisation du dépliant Chacun son kit, une idée fixe sur l’injection de drogues à risques réduits. http://www.cours.fmed.ulaval.ca/externat/fileadmin/cours/template/MED18194/documents/UDI/Document_d_accompagnement_du_depliant-_Chacun_son_kit.pdf - Gouvernement du Québec (2006). Plan d'action interministériel en toxicomanie 2006-2011: Unis dans l'action, Ministère de la Santé et des Services sociaux, Québec, 80 p. http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2005/05-804-01.pdf
- Noël, L., Gagnon, D. et R. Cloutier (2011). Statistiques sur les services relatifs aux programmes de prévention du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et des hépatites B et C auprès des personnes utilisatrices de drogues par injection au Québec: avril 2008 à mars 2010, Institut national de santé publique du Québec, Québec, 16 p. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1301_StatServPreventionITSSUDI_Avril2008AMars2010.pdf
Noël, L., Gagnon, F., Bédard, A., et E. Dubé (2009). Avis sur la pertinence des services d’injection supervisée, Analyse critique de la littérature. , Institut national de santé publique du Québec, Québec, 103 p. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/962_PertinenceInjecSupervisee.pdf Parent, R., Alary, M., Morissette, C., Roy, E., Leclerc, P. et K. Blouin (2011). Surveillance des maladies infectieuses chez les utilisateurs de drogues par injection - Épidémiologie du VIH de 1995 à 2009 - Épidémiologie du VHC de 2003 à 2009, Institut national de santé publique du Québec, Québec, 87 p. http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1308_SurvMalInfecUDI_VIH1995-2009VHC2003-2009.pdf Wodak, A. (2006). Lessons From the First International Review of the Evidence for Needle Syringe Programs: The Band Still Plays On. Substance Use & Misuse, 41:837–839, Taylor & Francis Group, LLC
Dernières modifications le 1er février 2012
|